Relu et validé par Laurent Mourre · Mis à jour le 06/05/2026
L'alimentation est la principale source d'exposition au Cadmium pour la population générale. Cependant, il ne s'agit pas de bannir des aliments, mais de modérer la consommation régulière de ceux qui en contiennent davantage et de privilégier la diversité alimentaire. Selon l'Anses, aucun aliment n'est réellement interdit.
L'Anses a identifié les principaux contributeurs : les produits céréaliers (pain, pâtes, biscuits, céréales du petit-déjeuner), le riz, le blé raffiné, les pommes de terre et certains légumes. Ces aliments du quotidien constituent la source majeure pour la plupart des Français.
Les abats (notamment le foie), les coquillages, les fruits de mer et le chocolat figurent aussi parmi les aliments plus riches en Cadmium, mais vous les consommez généralement moins souvent. La fréquence et la quantité comptent autant que la concentration elle-même.
Selon l'étude EAT3 de l'Anses, environ 23 à 27 % des enfants dépassent la dose journalière tolérable, tandis que seulement 1,4 à 1,6 % des adultes la dépassent. Cette différence s'explique par les habitudes alimentaires : les enfants consomment proportionnellement plus de céréales et de produits céréaliers.
L'absence de dépassement chez la majorité des adultes montre qu'une alimentation variée, même contenant du Cadmium, ne pose pas problème pour la plupart. L'important est la diversité plutôt que l'exclusion.
Variez vos sources de glucides : alternez riz, pâtes, pain blanc et complet, quinoa, patate douce. Privilégiez les céréales complètes avec modération. Consommez les abats et fruits de mer comme des aliments d'exception, non quotidiens. Incluez légumes verts, fruits frais et protéines variées à chaque repas.
Pour les enfants, proposez une rotation plus large d'aliments afin de ne pas concentrer l'apport sur quelques sources. Une alimentation équilibrée et diversifiée reste la meilleure stratégie.
Pour approfondir, consultez notre guide Aliments pauvres en Cadmium : la liste complète.