Relu et validé par Laurent Mourre · Publié le 04/05/2026
Pour un homme de 85 kg, la dose hebdomadaire tolérable de Cadmium est de 212,5 microgrammes, selon la limite fixée par l'EFSA de 2,5 µg/kg de poids corporel. Cette référence vise à prévenir les effets à long terme sur les os et les reins en cas d'exposition prolongée.
L'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a établi une dose hebdomadaire tolérable (DJT) de 2,5 µg/kg. Pour votre cas : 2,5 × 85 kg = 212,5 µg par semaine, soit environ 30 µg par jour en moyenne.
Cette valeur repose sur des études épidémiologiques montrant que l'exposition prolongée au Cadmium peut affaiblir la minéralisation osseuse et augmenter le risque de fractures, en particulier chez les femmes ménopausées. C'est l'effet critique retenu par l'Anses pour cette limite.
Non. Cette limite représente un seuil de sécurité basé sur une exposition chronique et répétée. Un dépassement occasionnel ou court terme ne provoque pas de maladie. En revanche, une accumulation prolongée du Cadmium dans l'organisme — notamment dans les reins et les os — peut entraîner des atteintes au fil des années.
Des études montrent que près de la moitié des adultes français dépassent déjà la concentration critique de Cadmium urinaire (0,5 µg/g de créatinine) liée aux effets osseux. Cela souligne que l'exposition alimentaire quotidienne est souvent proche de ou dépasse ces seuils recommandés.
Varié votre alimentation reste le moyen le plus efficace. Les sources principales de Cadmium — riz blanc, pommes de terre, céréales, cacao — ne représentent pas un risque s'ils sont consommés dans une assiette diversifiée plutôt que comme aliments de base quotidiens.
Vous pouvez aussi consulter un professionnel de santé si vous souhaitez un dosage du Cadmium urinaire, particulièrement si vous résidez sur un site potentiellement contaminé.
Ces informations ne remplacent pas un avis médical.
Pour approfondir, consultez notre guide Aliments pauvres en Cadmium : la liste complète.