Relu et validé par Laurent Mourre · Mis à jour le 06/05/2026
« Seulement 1,5 % des adultes dépassent la dose tolérable de Cadmium »… mais aussi « près d'un Français sur deux présente une imprégnation au-dessus du seuil de référence ». Comment ces deux affirmations peuvent-elles coexister ? La réponse tient en une phrase : elles mesurent deux choses différentes. D'un côté, ce que vous absorbez aujourd'hui dans votre assiette. De l'autre, ce que votre organisme a accumulé depuis des années. Voici ce que cachent vraiment ces chiffres.
La dose journalière tolérable est le seuil fixé par l'Anses et l'EFSA : vous pouvez dépasser cette limite un jour sans risque immédiat. À l'inverse, la concentration urinaire de Cadmium indique combien de métal s'est accumulé dans votre corps au fil du temps — c'est un marqueur de l'exposition chronique, passée et présente.
Selon la Haute Autorité de Santé, un risque réel d'effet sur la santé n'apparaît que lorsque la concentration urinaire dépasse 1 µg/g créatinine. Entre la valeur de référence pour votre âge (0,3 µg/g avant 31 ans) et ce seuil critique, une vigilance est recommandée, mais pas d'alerte immédiate.
Chez les enfants, les chiffres sont plus préoccupants : 23 % à 27 % dépassent la DJT alimentaire, selon l'étude EAT3 de l'Anses. Les jeunes organismes absorbent davantage de Cadmium, notamment par les céréales, le riz, le pain et les légumes, qui constituent leurs principales sources d'exposition.
Ces données invitent à diversifier l'alimentation plutôt qu'à la restreindre : privilégiez une rotation des aliments sources (céréales, légumes, fruits de mer) et limitez la consommation régulière d'abats ou de coquillages. Pour les enfants, cette vigilance est d'autant plus pertinente.
Pour approfondir, consultez notre guide Cadmium dans les céréales du petit-déjeuner : guide parents.
Ces informations ne remplacent pas un avis médical.