Relu et validé par Laurent Mourre · Mis à jour le 28/04/2026
En général, les céréales françaises respectent les normes européennes de teneur en Cadmium, mais il s’agit d’un encadrement plafonné, pas d’une garantie absolue sur chaque lot. Le seuil réglementaire pour les céréales est fixé à 100 µg/kg (0,10 mg/kg). Selon l'Anses, la concentration moyenne dans les céréales pour petit-déjeuner est de 28 µg/kg, bien en dessous de ce seuil.
Le Règlement (UE) 2023/915 définit précisément les limites maximales de Cadmium pour les produits alimentaires. Pour la plupart des céréales, le plafond est de 100 µg/kg, tandis que certaines céréales comme l'orge et le seigle bénéficient d'une limite plus stricte de 50 µg/kg.
Ces normes s'appliquent à tous les pays européens, y compris la France. Les contrôles officiels aux frontières et dans les chaînes de distribution visent à s’assurer que les produits commercialisés respectent ces seuils, mais des écarts ponctuels restent théoriquement possibles.
Bien que conformes aux normes, les céréales restent une source notable de l’exposition au cadmium pour les Français. Chez les enfants, les céréales du petit-déjeuner contribuent à environ 3 à 3,2 % de l'exposition totale, tandis que le pain, les viennoiseries, les pâtes et les biscuits sucrés représentent ensemble une part significative.
Pour cette raison, il est recommandé de varier les sources alimentaires et de modérer régulièrement la consommation de blé et ses dérivés, sans pour autant les éliminer.
L'évolution réglementaire en cours vise à réduire la teneur en Cadmium à la source, notamment en limitant les engrais phosphatés contaminés. Si les bonnes pratiques de fertilisation sont appliquées strictement, la teneur en cadmium dans les sols français pourrait se stabiliser, voire diminuer progressivement.
Ces informations ne remplacent pas un avis médical.
Pour approfondir, consultez notre guide Cadmium dans les céréales du petit-déjeuner : guide parents.