Relu par Laurent Mourre · Mis à jour le 28/07/2026
Non, le tartare de saumon ou de daurade n’est généralement pas une source majeure de Cadmium. Le Cadmium se concentre davantage dans certains organes comme le foie ou les reins, ainsi que dans certains produits de la mer comme les mollusques et crustacés. La chair musculaire des poissons, celle consommée en tartare, est encadrée par des plafonds réglementaires européens.
Chez les poissons, le Cadmium présent dans l’environnement peut pénétrer dans l’organisme, mais il se concentre surtout dans les tissus de stockage et de filtration, comme le foie, les reins ou les branchies. La chair musculaire, consommée dans un tartare, est généralement beaucoup moins concernée.
L’Union européenne fixe des teneurs maximales pour le Cadmium dans les produits de la pêche. Pour la chair musculaire de la plupart des poissons, le plafond est de 0,050 mg/kg, soit 50 µg/kg. Certaines espèces particulières ont des plafonds plus élevés, jusqu’à 0,25 mg/kg.
Une portion de tartare de saumon ou de daurade, autour de 150 g, représente donc en général une exposition modérée au Cadmium, surtout si cette consommation reste occasionnelle. Le risque lié au Cadmium dépend surtout de l’exposition répétée dans le temps et de l’ensemble de l’alimentation.
Pour réduire encore l’exposition, le plus utile est de varier les espèces et les sources de protéines marines, par exemple en alternant saumon, daurade, merlan, truite ou autres poissons. Cette diversification est plus réaliste que de chercher à éviter totalement un aliment précis.
Sur le plan du Cadmium, le tartare de saumon ou de daurade n’est pas un aliment prioritaire à surveiller. En revanche, comme tout poisson cru, il doit être consommé avec des règles d’hygiène adaptées, notamment pour les personnes enceintes, immunodéprimées ou fragiles.
Pour approfondir, consultez notre guide Les aliments les plus contributeurs en Cadmium et leurs alternatives.
Ces informations ne remplacent pas un avis médical.