Contenu d'information générale · Publié le 12/06/2026
Oui, certains pays européens présentent des niveaux de Cadmium dans le blé généralement inférieurs à ceux de la France. Selon Santé publique France, l'exposition de la population française au Cadmium est 3 à 4 fois supérieure à celle rapportée dans plusieurs pays européens voisins. Cette différence s'explique par les caractéristiques des sols et les pratiques agricoles historiques.
La France s'approvisionne en engrais phosphatés au Maroc, dont les roches contiennent des concentrations de Cadmium pouvant atteindre 73 mg/kg. Cette source d'engrais représente une voie majeure de contamination des sols agricoles français. À l'inverse, certains pays nordiques comme la Suède et la Finlande ont adopté dès les années 1990 une gestion plus stricte de l'intégrité de leurs sols.
Le Cadmium s'accumule progressivement dans les terres cultivées. Les régions françaises où le blé constitue la principale culture sont exposées à des niveaux plus élevés qu'en Allemagne, Belgique ou pays scandinaves où les rotations culturales et les précautions historiques ont limité cette accumulation.
Il est important de noter que la contamination dépend aussi des caractéristiques géologiques locales. Même au sein de l'Europe, certaines zones peuvent présenter des sols naturellement enrichis en Cadmium. Par ailleurs, les réglementations européennes, notamment le Règlement (UE) 2023/915, fixent un plafond de 180 µg/kg pour le blé dur commercialisé, ce qui crée une harmonisation minimale du marché.
Diversifier les sources de céréales — en privilégiant notamment les importations d'Europe du Nord ou l'agriculture biologique, qui contient en moyenne 48 % de Cadmium en moins selon une méta-analyse de 2014 — peut modérer votre exposition globale.
Ces informations ne remplacent pas un avis médical.
Pour approfondir, consultez notre guide Cadmium : pourquoi la France est-elle plus exposée ?