Contenu d'information générale · Mis à jour le 04/06/2026
Oui, il existe plusieurs références officielles pour le Cadmium. En France, l'Anses retient une Dose Journalière Tolérable (DJT) de 0,35 microgramme par kilogramme de poids corporel par jour. Au niveau européen, l'EFSA a fixé une dose hebdomadaire tolérable de 2,5 µg/kg de poids corporel par semaine. Ces valeurs servent à évaluer l'exposition alimentaire chronique au Cadmium et à protéger la santé publique à long terme.
La DJT de 0,35 µg/kg/jour retenue par l'Anses sert de base pour évaluer l'exposition chronique au Cadmium par l'alimentation. Elle correspond à environ 2,45 µg/kg/semaine, une valeur très proche de la dose hebdomadaire tolérable de 2,5 µg/kg/semaine fixée par l'EFSA au niveau européen.
Cette référence s'appuie sur des études toxicologiques long terme et tient compte de l'accumulation du Cadmium dans l'organisme, particulièrement dans les reins. Elle contribue, avec les évaluations européennes, à orienter la fixation des limites maximales dans les aliments comme les céréales, le cacao ou certains produits de la mer.
Au-delà des seuils alimentaires, la Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de mesurer le Cadmium urinaire pour objectiver une imprégnation. Les valeurs de référence varient selon l'âge : 0,3 µg/g créatinine avant 31 ans, 0,5 entre 31 et 40 ans, 0,8 entre 41 et 50 ans, et 1 µg/g créatinine à partir de 51 ans.
Un risque d'effet sur la santé n'est identifié que si la concentration urinaire dépasse 1 µg/g créatinine, quel que soit l'âge. L'INRS recommande le Cadmium urinaire comme premier indicateur du risque chronique, car il reflète la charge corporelle accumulée au fil du temps.
Ces références permettent aux autorités sanitaires de fixer des limites maximales dans les aliments et d'orienter la surveillance des populations exposées, par exemple en cas d'habitat contaminé ou d'exposition professionnelle. Elles servent aussi de base aux recommandations alimentaires : varier ses sources de céréales, privilégier les aliments peu concentrés et favoriser une alimentation diversifiée.
En pratique, une alimentation variée et équilibrée contribue à limiter l'exposition au Cadmium, sans garantir à elle seule un niveau toujours inférieur aux valeurs de référence chez tous les profils.
Pour approfondir, consultez notre guide Cadmium : pourquoi la France est-elle plus exposée ?
Ces informations ne remplacent pas un avis médical.